Accident-velo

Le vélo est souvent vu comme une pratique à risque en ville et cette image freine d’ailleurs son développement. Mais qu’en est-il ? Quels sont les chiffres ? Comment éviter l’accident ?

 

Comment éviter les accidents

Le mieux c’est d’éviter l’accident. On en parle dans notre guide du vélotaffeur en détail. On expose les stratégies qui font éviter le pire.

Mais, en pratique, le vélo c’est si dangereux ?

 

La réalité des accidents de vélo

Le vélo est en constante augmentation dans toute la France. Même si on est loin de nos voisins européens, le nombre de personne utilisant le vélo quotidiennement a doublé en Ile-de-France et triplé à Paris par exemple depuis 2004.

Alors bien évidemment, le nombre d’accident a aussi augmenté, mais on est loin des titres accrocheurs que j’ai pu lire dans certains médias du genre : « le nombre d’accident à vélo a explosé à Paris » qui contribue à colorer le vélo comme une pratique dangereuse.

En effet, la réalité est toute autre.

Combien de morts par ans à Paris ?

J’avais lu dans un livre sur le vélo que ce chiffre était très bas. Mais j’ai dû vérifier.

Je suis donc allé sur le site de DRIEA (Direction Régionales et Interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement d’Ile de France…c’est mieux en version acronyme) et les statistiques sont là assez facilement accessibles dans les rapports que je vous invite à aller voir.

Il y a donc 2 ou 3 morts par an à vélo à Paris :

Tableau accidents de vélo Paris

Année Piétons Vélos Deux roues Voiture
2018 19 3 13 1
2017 13 2 13 3
2016 22 3 11 2

 

Ce qui me surprend c’est le nombre très faible d’accident de voiture dans Paris mais ce qui correspond aussi à une vitesse bien moindre. Quand on s’écarte de Paris même les accidents de voiture augmentent de manière beaucoup plus forte.

Dans ce même livre sur le vélo dont j’ai oublié le nom l’auteur parlait de la typologie des accidents de vélo qui il s’avèrent arrivaient principalement sur route dégagé, par beau temps à la campagne.

Cela m’avait surpris car du fait de ma pratique, je me sens beaucoup plus vulnérable et inquiet quand par exemple je roule sous la pluie et la nuit !

L’auteur expliquait qu’une raison peut-être de ce phénomène est que quand il pleut et qu’il fait nuit, tout le monde est plus vigilant et que incidemment, à vélo on est moins exposé.

Quand arrivent principalement les accidents de vélos ?

On n’a besoin de personne pour se planter à vélo

L’accidentologie du vélo révèle que principalement l’accident arrive sans que personne ne soit impliqué et souvent parce que le vélo se prend un poteau. Et oui, ça arrive !

A deux c’est plus (ou moins) rigolo

30% des accidents impliquent un autre usager. C’est bien connu pour les vélos, quand il s’agit de changer de direction c’est souvent là que l’accident arrive. La menace principale comme détaillée sur le site de la FUB, montre en effet que c’est souvent lorsque le vélo est dans l’angle mort du véhicule qui le dépasse que l’accident arrive. De manière régulière, les cyclistes notent qu’ils n’ont pas été vus par le véhicule impliqué. Ce qui veut dire qu’il faut être voyant et pouvoir signaler sa présence de manière forte le cas échéant avec par exemple un bon klaxon (ce qui doit faire parti de l’équipement du cycliste au même titre qu’un bon antivol vélo).

L’union fait la force

Ce qui est surprenant également c’est le phénomène masse critique. S’il y a assez suffisamment d’utilisateurs, le nombre d’accidents diminue.

On le remarque notamment dans les villes où des propositions de vélos en libre-service ont été développée, la part modale du vélo est en nette augmentation mais le taux d’accident demeure stable. Cette tendance est partagée avec nos voisins européens.

Donc plus on est nombreux, moins c’est dangereux. Notamment du fait que le nombre de pratiquant est corrélé par des politiques publiques favorisant la bicyclette !

Pour résumer :

  • Le vélo c’est pas très dangereux (et moins qu’être piéton)
  • On tombe souvent tout seul
  • Il faut être bien visible
  • Plus on est à vélo moins c’est dangereux

Donc si on vous sort le vélo c’est dangereux, à vous de rétorquer goguenard :

« Tu sais combien il y a de morts à vélo par an à Paris ?

Deux ou trois. Point final. »