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Le guide du vélotaffeur répond à deux objectifs :

  1. Rester vivant (même si le vélo c’est pas super dangereux avec environ 140 morts par an en France comparé au 450 piétons qui meurent chaque année)
  2. Être confortable pour faire du vélotaf plus longtemps

Règle du vélotaf 1: se protéger du vol de vélo

Si vous passez souvent sur le site vous savez que c’est vraiment le truc qui m’énerve et qui énerve tout le monde.

Je n’ai de cesse de dire à tout le monde d’ailleurs qu’un vélo a plus de valeur que sa valeur marchande : en effet, il permet de moins polluer, d’avoir une ville plus clame, des commerces de proximité plus florissants, moins d’embouteillages, une population en meilleure santé…

Donc quand on vole un vélo, on vole tout ce qui est mentionné ci-dessus avec.

Et ça, ça énerve.

Donc voyons voir comment se protéger du vol (et éviter que notre vélo se retrouve dans les 1000 vélos volés chaque jour en France…)

1/ Un antivol qui tient la route

L’antivol vélo parfait : un antivol vélo costaud et résistant qui dure et qui fait peur aux voleurs de vélos. Quand vous avez un machin dans ce genre là, pas de soucis, les voleurs vont s’orienter vers des proies plus faciles. Ou bien changer de vocation (mais ça, ça reste à prouver).

Un antivol c’est bien. Deux c’est mieux. Pour deux raisons :

  • Avec votre antivol costaud qui fait peur, vous n’avez pas pu attacher la roue avant ou arrière. On vous vole une roue, le vol bête mais ça arrive super souvent. C’est de suite très compliqué : il faut rentrer chez vous, porter le vélo, racheter une roue… Bref, c’est super agaçant !
  • Raison 2 : imaginez la situation : vous avez deux vélos : l’un est protégé par un antivol en U solide, et l’autre par un antivol en U et une chaine en plus. Lequel se fera voler ? Vous avez compris hein.

 

Antivol de roue et de selle ?

Pareil que précédemment. Vous retournez à votre vélo après une soirée sympa en ville et là la selle a disparue. Vous n’allez pas aimer la danseuse pour rentrer à la maison… Et je vous comprends ! donc on part sur une solution simple d’écrou pour les roues, d’écrou pour la selle (ou une solution bricolée avec une veille chaine de vélo.)

2/ Choisir les endroits où l’on gare le vélo

Selon l’endroit où vous habitez cette partie sera plus facile. Si vous êtes à la campagne à priori vous devriez être à l’abri mais sinon, il convient de faire attention.

Alors, comment éviter de se faire voler son vélo en ville quand on n’habite pas chez les bisounours ?

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  • Privilégier les lieux de passages

Même si comme on le voit dans quelques vidéos , l’impunité du voleur de vélo est de mise et les excuses bidons peuvent même pleuvoir du genre : « mais c’est mon vélo », « j’ai vu un mec qui tentait de le voler et là je vérifie », « je le vole et alors ? Tu as un problème ? ».

En général, si c’est mon vélo, j’ai sérieusement un problème…

Mais néanmoins, un lieu de passage, éclairé sera une bonne première mesure pour éviter de se faire voler son vélo préféré.

  • Privilégier les lieux fermés 

Les garages à vélos de votre résidence sont en général des bons endroits où garer son vélo. Ils sont fermés par des portes solides et plutôt sécurisées et à priori ça doit fonctionner.

Si ces caves ou garages vélos sont régulièrement visités, la même précaution s’applique qu’à l’extérieur : avoir un ou deux gros antivols qui vont orienter les voleurs vers des cibles plus faciles. Et ne pas hésiter à rendre le vélo un peu plus moche et personnalisé (qui peut poser problème à la revente et donc qui orientera les voleurs vers un autre vélo).

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  • Attacher son vélo à un point fixe.

Pour ce point ça parait évident… Mais, il arrive encore de voir des mecs la nuit se balader en ville avec un vélo qu’ils transportent. Véridique. Je pensais que c’était évident d’attacher son vélo à un point fixe (et pas un grillage fin), mais non. Donc qu’on se le dise on l’attache bien à un point fixe !

Sinon pour rappel, le mieux pour attacher son vélo c’est quoi ?

Là, tu peux t’accrocher pour voler tout ça.

 

3/ Un vélo un peu moche vaut mieux qu’un vélo carbone

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Un vélo moche se vole moins. On peut même ajouter des stickers ennuyeux à enlever qui vont freiner la revente. Comme on l’a dit plus haut, c’est une stratégie pour orienter le voleur vers un vélo plus beau et moins protégé que le vôtre. C’est dommage pour le propriétaire de l’autre vélo…

Bienvenu dans la jungle urbaine…

Règle 2 du vélotaf: être vu

Les automobilistes sont très occupés dans leur voiture : ils parlent au téléphone, écoutent la radio ou la musique, envoient des textos.

Bref, ils n’ont pas toujours votre bien-être et votre santé à l’esprit quand il s’agit de vous éviter.

Les signalisations du vélo sont importantes (et légalement obligatoires en plus).

Privilégier des feux puissants qui sont aussi amovibles (ben oui, il y a toujours des imbéciles qui vont essayer de vous les voler pour en faire pas grand-chose à mon avis.)

Des vêtements flashy du vélotaffeur

Je pars du principe que le style je le retrouve à l’arrivée après m’être changé dans mon bureau. Pour ma veste en général j’ai une Goretex rouge bien visible que j’enlève à l’arrivé pour retrouver ma veste smart-casual qui va bien pour aller bosser. Bref, j’ai plus la classe en été mais je suis visible et vivant. C’est pas mal !

Le gilet jaune c’est pour nous

Le gilet jaune n’est pas qu’un marqueur politique. C’est aussi un réel avantage pour être vu sur la route. Privilégier un modèle qui s’enfile par-dessus le sac à dos et qui est donc plutôt ample. Encore une fois le style n’est pas à privilégier ! On vise sécurité et facilité d’utilisation.

Bandes luminescentes et casques flashy

Il y des nouveaux casques qui brillent dans le noir c’est une possibilité à explorer qui est plutôt intéressante. On présente d’ailleurs le casque Lumos (bientôt!) sur le site.

Pour la petite histoire c’est le casque qui a été lancé sur Kickstarter et qui a rencontré un vrai succès. J’ai un copain qui l’a acheté et il adore ! Je pensais que ça ferait gadget mais le produit est super bien pensé. Pour voir tout ce que j’en pense, ça se passe par ici (bientôt aussi)…

Règle 3 du vélotaf: être confort

Se protéger du froid et de la pluie

Le haut du corps

Comme je l’ai dit plus haut, j’aime bien avoir un Kway Goretex (= Gortex monocouche léger et qui ne prend pas de place une fois plié) et qui respire. On peut aussi choisir un kway Novadry ou autre matériaux respirant. Le côté veste de montagne me plait bien aussi parce que en général le cou est bien couvert, et j’aime pas avoir froid…

Je le mets en général par-dessus le reste des vêtements et c’est parti.

Le bas du corps :

Je prends le pantalon Décathlon dans les premiers prix. On peut mettre également protéger les pieds c’est parfait. Si on ne roule pas trop vite on ne transpire pas.

Les mains, le cou, la tête

Des gants, c’est pas supportable sinon dès qu’il fait un peu froid. Des gants qui peuvent se mouiller en polaire un peu simples ne sont pas mal du tout.

Même sous la pluie on n’a pas froid aux mains à vélos avec des gants mouillés.

Pour le cou étant un éternel romantique, j’ai une écharpe. Elle me donne un style singulier très Frenchy que j’aime bien ! Et sinon et sans dire de bêtises, un buffer de base fait très bien l’affaire.

D’expérience, ne pas avoir de buffer (ou d’écharpe) pour aller bosser en janvier, c’est pas cool. Du tout.

Pour la tête, bonnet obligatoire ou casque chaud. On perd beaucoup de chaleur par la tête et puis le bonnet est aussi à la mode au Canada et comme le Canada est à la mode, il ira bien avec la barbe.

Et se protéger du chaud aussi ?

Pour moi dans ma pratique quotidienne du vélo (20km aller-retour au plat) la chaleur n’est pas un gros problème, mais c’est la transpiration dans le dos qui parfois pose problème avec un sac à dos.

Du coup, le sac passe dans le panier ou sur le porte bagage attaché avec un sandow.

Comme vous devez le savoir, ça fait pas sérieux d’arriver en réunion avec une grosse tâche de transpiration froissée dans le dos.

Règle du vélotaf 4: entretenir la machine

Kit de réparation :

Si le trajet est long c’est sûr que c’est mieux d’avoir un petit kit de réparation avec :

  • Démonte pneu
  • Chambre à air de rechange
  • Pompe à vélo
  • Clés Allen

Prévenir les soucis

Votre vélo c’est votre meilleur ami, celui qui vous ramène chez vous tous les jours, qui vous attend patiemment quelque soit le temps qu’il fait, qui brave la nuit et les intempéries, bref, à vous d’être sympa aussi !

Surveiller les tampons de freins :

Rouler avec des tampons usés c’est s’assurer de :

  • abimer la jante du vélo à moyen terme
  • avoir un mauvais freinage en cas d’urgence
  • faire un bruit honteux en ville.

Donc, à surveiller et les changer régulièrement.

Surveiller les câbles de freins et d’embrayage

Quand le vélo commence à dysfonctionner c’est souvent là que le valeureux vélotaffeur va s’orienter vers des solutions de transports moins géniales que le vélo.

Il se refusera le plaisir sans pareil de pouvoir doubler des files d’automobilistes plantés dans les embouteillages hi hi hi…

Donc avoir un vélo qui marche bien c’est top. Vérifier les freins régulièrement ou le faire réviser régulièrement

Gonfler ses pneus.

Combien de fois il m’est arrivé de me dire : « Oula ! Je suis pas en forme en ce moment pour aller au boulot à vélo ! » et remarquer que mes pneus étaient sous gonflés.

Attention d’ailleurs, selon le type de pneus que vous utilisez un sous-gonflage ne sera pas remarquable à l’œil nu. 

Du coup, choisir une pompe de vélo avec affichage de la pression.

Question : à combien de bars on doit gonfler ses pneus de vélo ?

On gonfle le pneu en général entre 3.5 et 4 bars.

Si vous êtes pas d’accord avec cette mesure c’est que vous vous y connaissez bien (et vous n’avez pas besoin de ce conseil).

Mais j’ai des copains qui pensent que le pneu un peu sous gonflé permet de mieux absorber les chocs…

Alors oui c’est vrai mais c’est aussi beaucoup plus fatiguant de pédaler avec et cela augmente le risque de crevaison ! Je sais, je gonfle…

 

Règles du vélo 5 : rester vivant

Être heureux sur un vélo c’est bien. Rester vivant c’est encore mieux !

D’une manière générale, il vaut mieux respecter la signalisation urbaine. Respecter les stops, les feux rouges, les passages piétons (et se méfier aussi de la police qui verbalise les cyclistes maintenant…).

Être pessimiste :

Je ne crois pas que le pessimisme soit un état d’âme à chercher à développer mais à vélo cela contribue à rester vivant.

Quand l’ingéniosité de l’aménagement urbain nous fait longer une longue file de voiture garés, s’attendre à ce qu’une portière s’ouvre c’est plutôt une bonne idée par exemple. Cette attitude de vigilance prévient de chutes cuisantes (tant pour le postérieur que pour l’égo). Et en plus, apparemment, des gens meurent à cause de ces portières ouvertes à la volée…

Attention aussi aux angles morts des voitures. Éviter de rester trop longtemps dans l’angle mort de la voiture qui nous double ou que l’on double et se dire que l’automobiliste risque de nous coller ou de nous coincer.

L’esthétique du sourire

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Ça, c’est la partie idéaliste.

La tension vélo/voiture est toujours assez forte et la réflexion que je me fais souvent quand je veux traverser une route par exemple c’est que s’arrêter n’est pas un devoir pour les automobilistes mais qu’ils nous font une faveur.

Donc, un petit geste de la main pour les remercier, une sourire, un pouce levé, bref un petit signe qui va peut-être faire plaisir à cette personne et qui contribuera à ne pas montrer le vélo comme le gêneur (qu’il n’est pas).

A long terme, cela contribue aussi à nous permettre de rester vivant et heureux plus longtemps !

Yes, vous avez tout lu ! Si vous avez des réflexions à apporter pour enrichir ce guide ce serait super ! N’hésitez pas à m’envoyer un mail pour m’en parler !

Sources :

Discussion passionnante sur Reddit

Expérience.